[FR] Projet analyse la gestion des écoles municipales

[FR] Projet analyse la gestion des écoles municipales

Texto originalmente publicado no Jornal Notícia, edição nº 1414 de setembro de 2022, traduzido para o francês.

La ville de Sobral, dans l’état du Céara, a le deuxième plus grand marqueur de développement humain (IDH) de cet état et doit sa renommée à deux raisons. En premier, on y a fait la preuve de la théorie générale de la relativité, d’Albert Einstein, quand un groupe de scientifiques avait accompagné l’éclipse solaire le 20 mai 1919. En deuxième, elle atteint des hauts niveaux à l’IDEB (Índice de Desenvolvimento da Educação Básica). En 2015, elle a remporté la plus haute note, 8.8, dans l’évaluation de la région nord-est. En 2017, s’est consacrée comme la meilleure du Brésil, avec la note 9.1. Elle a aussi été, pendant quatre année suivis (2016-2019), la première du pays sur le Índice de Oportunidades da Educação Básica (IOEB). 

La ville du Céara est l’exemple brésilien de succès de l’éducation de base (cela équivaut aux trois premiers cycles de l’éducation en France), considérant aussi sa meilleure gestion des ressources publics. C’est ce que soutient le professeur Saulo Fabiano Amâncio Vieira (Département d’Administration), coordinateur d’un projet lié au Laboratório de Pesquisa em Gestão Pública – Labgep/ Nigep (Projeto Integrado Pesquisa – Extensão).

Les participants du projet (débuté en 2011, étant aujourd’hui dans sa troisième étape), développent une méthode pour évaluer la dépense de ressources publics transmis aux écoles municipales de Londrina et région métropolitaine, ayant comme but l’amélioration de la qualité de l’enseignement de base, mesuré par l’IDEB.  Lors de l’évaluation de 2019 (publié en 2020), Londrina a atteint sa plus grande note historique, au-dessus des moyennes de l’état et celle du pays. D’après Saulo, Londrina a atteint et surmonté en 2015 l’indice attendu pour 2021.

Cette version du projet donne suite à l’évaluation de la région, en observant, néanmoins, tout le pays, le Paraná en particulier. Les chercheurs s’occupent des centros municipais de educação infantil (CMEIs) et des séries débutantes (jusqu’à la cinquième année, le troisième cycle en France). Ce qu’on aperçoit, selon Saulo, c’est que les villes n’ont pas de contrôle ni de la gestion, ni du patrimoine.

Dépenses

Il explique aussi que les employés occupent 75% des dépenses dans l’Education. Les autres 10% sont faciles à identifier : les charges d’eau et énergie électrique. Les autres ne sont que des petites charges. D’après la loi, 25% du budget de la ville doit être investi dans l’Éducation.

Dans un premier moment il nous semble que rien ne peut être fait, vu que les plus grandes dépenses sont celles avec des employés. Voici le problème : ces employés occupent des postes de façon incorrecte. “On dit souvent qu’il est nécessaire d’employer plus de professeurs, mais il y a ceux qui occupent d’autres postes, dans l’administration, et restent hors des écoles”, dit Saulo. C’est un des grands problèmes avec les employés. D’autre côté, il y a l’absentéisme, grave et chronique. Le professeur se demande: Il aboutit à quoi? Quelles actions il attend? Et répond: des actions en prévention amoindrissent la pression, évitent l’absentéisme et, par conséquent, le manque de professeurs et le besoin de plus de recrutements.

Pistes

Voici un cliché des films et séries policiers : “Suivez l’argent”. De la même façon, le professeur Saulo soutient que l’usage des ressources nous donne des pistes du modèle de gestion et nous aide à trouver des difficultés, des problèmes et le mauvais usage. D’après le chercheur, les villes ont reçu, avec la Constitution de 1988, une série d’attributions sans la capacité et les conditions nécessaires pour les accomplir. Une des solutions est de mieux organiser les systèmes d’information avec des logiciels plus avancés, capables de mieux ranger les données.

Autre besoin, selon le professeur, reste sur le domaine du langage. Il faut améliorer les portails de transparence, bien qu’employer un langage plus concret, simple et accessible à n’importe quel citoyen, avec des paramètres de comparaison plus proches de la population. “On a besoin d’un langage qui soit compréhensible au citoyen, qui aide dans le contrôle social. Il n’est pas logique de dire à une mère d’élève que la ville réserve 75 millions de reais à l’Éducation par an. Elle n’aura aucune notion de cette valeur. Si on lui dit, par contre, que son fils coûte demi-salaire par mois, cela lui semblera plus concret”, il explique.

Politiques Publiques

Le projet, y compris la recherche et la extensão (des projets réalisés au sein de la communauté de la ville), est pluridisciplinaire et réunit des professeurs et des étudiants. Ce sont des professeurs de 11 cours des trois Centres d’Études, y compris tous les cours du Centro de Estudos Sociais Aplicados (Cesa): Administration, Économie, Comptabilité, Droit et Service Social. Il y en encore Secrétariat Bureaucratique, Statistique, Architecture, Sciences Numériques, Géosciences et Technologie des Aliments. Ces étudiants appartiennent à tous les niveaux : licence (initiation scientifique) et pós-graduação (Master et Doctorat), ayant déjà produit une série de travaux.

À l’avenir, le projet doit conserver sa base de données et les rapports avec les villes à fin d’organiser un dossier et des résultats pratiques, ce qui peut fournir des soutiens au Tribunal de Contas de l’État, entre d’autres assistances. La Seti (Secretaria Geral de Ciência, Tecnologia e Ensino Superior) et les Préfectures pourront aussi en profiter. “Ce sera une contribution de politiques publiques”, dit Saulo.

La contribution est si évidente que le projet a déjà aidé d’autres institutions dans d’autres lieux, tel que l’Hôpital Universitaire de l’UEL, l’entreprise qui fournit de l’illumination publique de Londrina et la Préfecture d’Arapongas. Le coordinateur du projet, lié au Nigep (Núcleo Interdisciplinar de Gestão Pública), était dans une réunion virtuelle en mai, avec des représentants du Tribunal de Contas de l’état du Espírito Santo, intéressés à l’expérience de Londrina. Saulo a présenté le “Modèle d’analyse d’application de ressources dans l’éducation: des coûts en tant qu’outil d’appui”.

D’après l’avocat Rodrigo Zanetti, du TCE/ES, l’objectif est de créer un manuel pour le secteur public. “La mauvaise gestion de ressources et pire que la corruption”, il dit. Cette idée est partagée par le professeur Saulo.

Legenda da foto: “Il faut améliorer les portails de transparence, bien qu’employer un langage plus concret, simple et accessible à n’importe quel citoyen”, soutient le professeur Saulo Vieira.

Tradução: Caroline Rodovalho, professora e coordenadora institucional do Programa Paraná Fala Francês.

Texto originalmente publicado no Jornal Notícia, edição nº1414 de setembro de 2022.

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