Les chercheurs mettent en garde contre le risque de Covid-19 dans les zones d’occupation irrégulière

Les chercheurs mettent en garde contre le risque de Covid-19 dans les zones d’occupation irrégulière

Ce n'est qu'un des aspects soulevés par un groupe de chercheurs, qui a écrit un article

José de Arimathéia

Agência UEL


L’isolement social ne touche pas l’ensemble de la population de manière uniforme. Quelques circonstances aggravantes augmentent le risque de contamination et de mortalité par le Covid-19, comme les conditions précaires d’habitation, associées aux faibles revenus causés par le manque d’emploi. Ce n’est qu’un des aspects soulevés par un groupe de chercheurs, qui a écrit un article intitulé “Risques de propagation du virus du Covid-19 dans les zones d’occupation irrégulière à Londrina, PR”.

Le texte est signé par les professeurs Ideni Terezinha Antonello, Jeani Delagado Paschoal Moura et Léia Aparecida Veiga – attachées au Programme d’études supérieures en Géographie de l’UEL, du Centre de Sciences Exactes (CCE) – et par le professeur Alan Alves Alievi, de l’École publique Dario Veloso (Londrina). Lisez l’article complet – “Risques de propagation du virus Covid-19 dans les zones d’occupation irrégulière à Londrina, PR”.

Les auteurs soulignent, par exemple, que “sans choisir une classe sociale spécifique pour la contamination, le virus tient en échec certaines parties de la population qui sont socialement plus vulnérables”. À Londrina, selon le plan directeur municipal, il existe un grand nombre de zones dans les fonds de vallée occupées de façon irrégulière par des familles qui vivent dans “des conditions inadéquates d’infrastructure et de services urbains”, c’est-à-dire exposées à un risque plus grand d’épidémies, d’inondations et de glissements de terrain. Le nombre exact n’est pas connu en ce moment, mais les données de la Compagnie d’habitation de Londrina (Cohab), en 2017, faisaient état de près de 4.000 familles dans 69 zones d’occupation irrégulière, une estimation de plus de 15.000 personnes dans ces zones de surpeuplement.

La plupart de ces occupations irrégulières se trouvent dans les régions nord, est et sud de la ville. Plus d’un tiers des 69 zones se trouvent dans la zone est, et presque la même quantité dans la zone nord. Le Centre est la région où les occupations sont les moins irrégulières : 2,89% d’entre elles. Cependant, dans toutes les régions il existe quelques similitudes : les zones sont situées sur des terrains publics à proximité de cours d’eau urbains (fonds de vallée), des infrastructures de base sont précaires ou inexistantes, et des logements sont inférieurs aux normes minimales de construction, où des familles nombreuses sont exposées aux variations du climat, aux animaux qui transmettent des maladies et à la violence en général.

Extension – L’une des contributions de l’UEL pour modifier cette réalité est le projet d’extension intitulée “Suivi de l’élaboration et de l’applicabilité du plan directeur municipal de Londrina”, auquel participent les enseignants qui en sont les auteurs. Selon eux, le projet “établit une voie de dialogue avec les groupes sociaux impliqués dans le processus, en écoutant les demandes des gens et, en même temps, en donnant la parole à ceux qui vivent la ville au quotidien”.

Programa Paraná Fala Francês – UEL / Tradução: Denise Akemi Nishi / Revisão: professora  Ana Amélia Gonçalves da Costa / Coordenação Institucional: professor Otávio Goes de Andrade).

Texto originalmente publicado em Português Pesquisadores alertam para risco de Covid-19 em áreas de ocupação irregular.

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