Projet aide les enfants à surmonter leurs difficultés motrices

Projet aide les enfants à surmonter leurs difficultés motrices

Enfants qui ont un développement moteur général avec de faibles performances ont tendance à être des adultes avec un Trouble d'Acquisition de la Coordination (TAC)

Projet incorporé du centre de l’Éducation Physique et des Sports identifie et réalise l’intervention avec les enfants souffrant du Trouble d’Acquisition de la Coordination (TAC). Mettre en ‘uvre un programme d’intervention avec des activités visant les difficultés motrices des enfants ayant le Trouble d’Acquisition de la Coordination (TAC), fournissant aux étudiants en éducation physique des moyens d’étudier et d’entreprendre des recherches su le sujet, en plus de vivre des expériences pratiques. Voilà l’objectif du projet intégré (l’enseignement, la recherche et l’extension) « Surmonter – enfants en activité », coordonné par la professeure Josiane Medina Papst, du Département de l’Éducation Physique du centre de l’Éducation Physique et des Sports.

La professeure explique que le TAC n’est pas considéré une maladie, mais un trouble caractérisé par une condition avec des spécificités. Le diagnostique du TAC n’est pas seulement clinique, fermé par le médecin, mais, selon la professeur Josiane Papst, c’est important d’observer quatre critères proposés par l’Association Américaine de Psychiatrie (AAP, 2014), ce qui implique d’effectuer une évaluation motrice. Par conséquent, les professionnels de l’éducation physique, de l’ergothérapie et de la physiothérapie peuvent aider à identifier le trouble.

Le premier critère est observer si l’enfant présente un développement moteur nettement inférieur à celui prévu pour sa tranche d’âge. Le deuxième, si la performance motrice interfère dans les activités quotidiennes comme attacher le lacet de chaussure, prendre un objet et boutonner le vêtement. Troisième, les symptômes se manifestent précocement dans le développement ; et quatrième, le déficit des performances motrices ne sont pas imputables à une affection neurologique, à une déficience intellectuelle ou visuelle qui affecte les mouvements.

Le projet est développé depuis 2017, avec la participation de trois enseignants de l’UEL, deux collaborateurs professionnels (communauté externe) et 14 stagiaires. Le projet est lié au Groupe d’Étude sur le Développement et l’Apprentissage Moteur des Enfants ayant un Développement Atypique (GEDAZMDA). Ce sujet a suscité l’intérêt de la professeure Josiane Papst, depuis son doctorat. La collecte de données pour la thèse a porté sur les écoles municipales de Londrina, Cambé et Rolândia.

« Surmonter » prévoit, dans une étape précoce, que les enseignants d’éducation physique et les enseignants dirigeants remplissent un outil de description, pour indiquer les enfants qui peuvent avoir un développement moteur atypique. À la fin du diagnostic, l’équipe du projet se rend à l’école et parle aux parents pour obtenir plus d’informations sur l’enfant, les invitant à participer aux activités de l’UEL. « Nous avons parlé pour savoir si la mère avait eu un problème pendant la grossesse, l’accouchement, si l’enfant prenait le temps de marcher, de s’asseoir. Les étapes du développement moteur de l’enfant sont extrêmement importants pour nous aider à clore le diagnostic ».

La professeure affirme que les enfants qui ont un développement moteur général avec de faibles performances ont tendance à être des adultes avec un Trouble d’Acquisition de la Coordination (TAC). Certaines hypothèses à ce sujet portent sur le manque de possibilités pour les stimulus nécessaires pendant l’enfance. D’où la nécessité d’intervenir précocement avec les enfants d’âge scolaire. En agissant dans la perspective de l’extension, l’Université joue le rôle d’identifier cette situation, en restituant les connaissances scientifiques à la communauté. Les enfants diagnostiqués d’un TAC participent chaque semaine aux interventions développées au CEFE, sur le campus universitaire.

Josiane Papst commente le cas d’une jeune fille de 12 ans qui a montré des progrès lors de ses activités temporelles et rythmiques. Des actions de danse ont été développées, un domaine d’intérêt montré par l’enfant et cela a aidé sa performance, dans un domaine de développement spécifique. Cependant, souligne l’enseignant, il n’y a pas eu des avancés dans le développement général. « Cela ne signifie pas qu’elle apprendra à danser, mais qu’elle a eu de bonnes performances motrices. Elle a de bonnes capacités de saut et je crois que nous avons pu maximiser les activités ».

Associé au TAC, cet enfant présente un déficit d’attention et prend donc des médicaments, ce qui peut interférer avec les performances motrices. Un point que l’enseignant a souligné comme positif est la sociabilité, puisque la participante au projet fait des échanges avec d’autres personnes dans un autre environnement, différent de celui auquel elle est habituée. « Le projet existe depuis trois ans et nous avons étudié, tout au long de cette période, des stratégies pour améliorer les activités proposées aux participants et, aussi, à nos étudiants ».

Le projet a été prolongé de 12 mois et, pour cette année, Josiane Papst explique qu’un cours d’extension pour les étudiants en Éducation Physique (communauté interne), un cours pour les professionnels de l’éducation physique (communauté externe) et un livre pour rassembler les connaissances scientifiques, produit depuis 2017, sont prévus. « Nous poursuivrons également l’intervention auprès des enfants du projet ». Nous nous attendons également à recevoir un enfant atteint de TAC qui est diagnostiqué dans le spectre autiste.

Par suite de ce projet, la professeure souligne qu’en 2018, un cours de formation académique dans le domaine du développement moteur a été réalisé dans la Semaine de l’Éducation Physique, s’adressant au TAC. En tant que public, il y étaient les participants de la semaine organisée par l’UEL. En 2019, un cours d’extension a été organisé spécifiquement sur le TAC, destiné aux professionnels et aux universitaires de l’Éducation Physique, de l’ergothérapie et de la physiothérapie.

La professeure Josiane Papst déclare qu’au cours de ces trois années, le groupe a rencontré de nombreuses difficultés pour bien mener le projet et que les membres réfléchissent à des nouvelles stratégies. Une d’entre elles consiste à établir des partenariats directs avec les secrétariats de l’éducation des municipalités. La professeure espère augmenter le nombre d’enfants participants et de stagiaires dans le projet. « Je vais aux réunions des enseignants dans les secrétariats pour articuler les actions du projet

».FORMATIONN UNIVERSITAIRE 

Dans son programme de baccalauréat, le sujet du Trouble d’Acquisition de la Coordination n’est pas constitué d’une discipline spécifique, mais il est abordé avec d’autres sujets. Afin d’approfondir ses connaissances dans ce domaine, le diplômé Cleberson Dutra dit avoir sollicité GEDAMDA comme membre collaborateur. Il a été boursier d’initiation scientifique du Groupe d’étude et de recherche sur le développement et l’apprentissage moteur (GEPEDAM). Même diplômé, Cleberson Dutra dit qu’il continuera à travailler comme collaborateur au projet « Surmonter ».

L’action du diplômé dans les groupes de recherche précèdent la discipline qui étudie le TAC, dans le programme de baccalauréat. « C’est pourquoi j’ai mieux réussi quand j’ai étudié cette discipline », explique Cleberson Dutra. Il dit que sa participation au projet a permis de comprendre le domaine du comportement moteur, qui comprend trois sous-domaines : l’apprentissage, le développement et le contrôle.  «Une chose qui a rendu plus facile la tâche, c’était comprendre le comportement moteur, car les trois sous-domaines sont largement liés et nous avons l’habitude de les examiner chacun séparément. »

Cleberson Dutra souligne qu’il a travaillé dans deux groupes d’études différentes, d’abord pour des raisons de connaissances, mais que la subvention scientifique versée par UEL était très importante. « Je peux dire que cette bourse a été fondamentale pour mon séjour en tant qu’étudiant universitaire, en participant à ces projets. De nombreux étudiants n’ont pas les conditions financières pour rester toute une période à l’université axée sur la recherche. Cette bourse a été fondamentale pour moi ».

(Programa Paraná Fala Francês – UEL / Tradução: Denise Akemi Nishi / Revisão: professora  Caroline Rodovalho / Coordenação Institucional: professor Otávio Goes de Andrade).

Confira matéria original em Português:

Projeto auxilia crianças a superar dificuldades motoras

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