[FR] Des chercheurs du GFNA publient une étude sur les peintures de Vincent van Gogh

[FR] Des chercheurs du GFNA publient une étude sur les peintures de Vincent van Gogh

Texto originalmente publicado em 24 de março de 2021 e traduzido pela equipe do Programa Paraná Fala Francês, da UEL.

Les chercheurs Carlos Appoloni et Rafaël Molari, membres du Groupe de Physique Nucléaire Appliquée de l’Université (GFNA/UEL) sont les auteurs d’un travail publié récemment par la revue anglaise Radiation Physics and Chemistry, portant sur l’étude par PXRF (fluorescence de rayons X portable) de quatre peintures du hollandais Vincent van Gogh (1853-1890), l’une des plus célèbres et influentes personnalités de l’Histoire de l’Art à l’occident.

Les peintures étudiées ont été « L’Écolier » (1888), « Banc de pierre dans le jardin de l’hôpital Saint-Paul » (1889), « Une promenade au crépuscule » (1889) et « L’Arlésienne » (1890), figurants parmi les chefs-d’œuvre de la collection du Musée d’Art de São Paulo (MASP). Ce sont des peintures à l’huile sur toile. L’article inclut une partie da la thèse de Doctorat du professeur Rafaël, soutenue en octobre 2020, où on trouve aussi l’étude des œuvres d’autres deux peintres.

L’Écolier (1888) (PHOTO: MASP)

Téchnique 

La fluorescence de rayons X portable (XRF) est une technique d’analyse qui peut déterminer la composition chimique d’une grande variété de matériaux, également utilisée pour préciser l’épaisseur et la composition des couches et des revêtements, comme dans le cas des peintures. De cette façon, on peut répondre “quoi” et “combien” (quelle a été la technique employée par le peintre et combien de matériel il y a utilisé). Il s’agit d’une procédure d’haute précision et exactitude, dont la préparation est simple et facilement automatisée pour l’usage dans des environnements industriels et à haute productivité. La méthode mesure la longueur d’onde et l’intensité de la “lumière” (rayons X, dans ce cas) émise par des atomes énergisés dans l’échantillon.

Les chercheurs ont utilisé l’équipement et ont enregistré des informations importantes, telles que la présence de couches et de bases sur lesquelles la peinture a été réalisée. Une grande variété d’éléments chimiques, composants des encres, y a été confirmée : l’arsène, le mercure et le zinc. Une couleur, appelée Bleu de Prusse, a dans sa formule chimique du fer, du carbone et du nitrogène. Le cuivre, par son côté, est présent dans le Vert Émeraude, tandis que le chrome, le plomb et le soufre ont été trouvés dans le jaune. Chaque tableau a été analysé en deux et trois dizaines de points différents.

Banc de pierre dans le jardin de l’hôpital Saint-Paul  (1889) (Photo : MASP)

L’étude a produit des informations substantielles sur les matériaux présents dans les peintures et les résultats obtenus sont tout à fait d’accord avec d’autres similaires, des études précédentes dans les œuvres de Van Gogh pendant la période où il a vécu à Arles et Saint-Remy, à la fin de sa vie. Les résultats ont été reportés au Département de Collection, Conservation et Restauration du MASP et aussi au Musée Van Gogh (Amsterdam/Hollande), de façon à contribuer avec la documentation scientifique des œuvres.

D’après les auteurs, on espère que les résultats puissent aider les historiens d’Art, restaurateurs et conservateurs à comprendre la méthode de travail du peintre, bien que son processus de création. En autre, d’autres travaux peuvent être effectués, en utilisant d’autres techniques et équipements utilisés en Physique.

Selon Appoloni, il y a un autre effet important de l’étude : la sécurité de l’œuvre elle-même. Au cas de doute sur sa paternité, par exemple, l’analyse scientifique est immédiatement faite pour comparer et prouver son origine. Le professeur remarque que les chercheurs de l’UEL travaillent depuis les années 90 dans des projets appliqués dans des divers domaines, parmi lesquelles l’Archéométrie, qui y ajoute l’étude des peintures, pas seulement celles du MASP. Il souligne aussi que les méthodologies et outils employés par la Physique ni envahissent ni détruisent les matériaux analysés.

Parcours académique

Rafaël est actuellement professeur au réseau de l’État et a aussi construit une carrière en tant que chercheur. Lors de sa licence, il a participé au programme d’Initiation à la recherche pendant 3 ans. Le professeur Appoloni a été son directeur de Master et de Doctorat. En ce moment, Rafaël développe un projet de stage postdoctoral, en partenariat avec le LFNA/UEL et l’Université de São Paulo. Il a déjà publié cinq articles et raconte que le travail avec les peintures est allé bien au-delà du Doctorat. Plus d’une dizaine de tableau ont été analysés, tous choisis par le MASP.

Versão francesa: Caroline Rodovalho/ Revisão: Suélen Maria Rocha Coordenação Institucional do Programa Paraná Fala Francês – UEL.

Texto original em Português: Pesquisadores do GFNA publicam estudo realizado em pinturas de Vincent van Gogh.

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